Un matin de fin dâhiver, la brume collait aux cheveux comme une laine humide et les pas rĂ©sonnaient sur le chemin gras qui descend vers la cascade de la Quinquenouille. Le souffle de la chute d’eau se devinait avant de sâapercevoir, un grondement sourd qui remonte par les gorges et fait vibrer la poitrine. Ă chaque virage, la nature se resserre, les troncs moussus se rapprochent, la lumiĂšre se brise en Ă©clats verts sur la riviĂšre encaissĂ©e. Quand la cascade surgit enfin, blanche et vive au fond de la reculĂ©e, le froid se fait plus vif sur le visage, comme si lâeau avait rafraĂźchi lâair luiâmĂȘme.
Au pied de la paroi, la stalagmite qui a donnĂ© son nom Ă la Quinquenouille se dresse, Ă©trange fuseau de pierre ruisselant, patiemment sculptĂ© par les siĂšcles. Les gouttes qui sây Ă©crasent Ă©claboussent les chaussures, rappellent Ă ceux qui sâaventurent trop prĂšs que le rocher glisse et que lâon ne nĂ©gocie pas avec un tel paysage. Ici, la randonnĂ©e nâest pas quâun tracĂ© sur une carte, câest un voyage du fond des gorges Ă la crĂȘte, du grondement de lâeau au souffle du vent sur les pĂątures. La faune se laisse deviner dans un bruissement dâailes, la flore dans le parfum humide des mousses et des fougĂšres. La Quinquenouille rappelle une vĂ©ritĂ© simple : un sentier nâest pas un dĂ©cor, câest une rencontre.
En bref đż
- đ Cascade de la Quinquenouille : chute dâeau dâenviron 35 m au fond dâune reculĂ©e, accessible depuis Chatonnay ou Dramelay.
- đ„Ÿ RandonnĂ©e en boucle : environ 7,7 km, niveau moyen, 2 h de marche, avec passages en sousâbois et sur crĂȘte.
- đł Patrimoine naturel et culturel : gorges, pont mĂ©diĂ©val, village de Dramelay, vestiges de chĂąteau.
- đŠ Ăcotourisme : respect de la faune, de la flore et des sentiers amĂ©nagĂ©s, terrain glissant par temps de pluie.
- đ Situation : sud du Jura, prĂšs de Valzin en Petite Montagne, Ă quelques minutes dâArinthod et dâOrgelet.
cascade de la quinquenouille : une chute d’eau secrĂšte au cĆur de la Petite Montagne
Par un jour de pluie tiĂšde, Lucas et sa sĆur Anna sont descendus vers la cascade en tenant leur capuche dâune main et le gardeâcorps de lâautre. Sous leurs semelles, les marches amĂ©nagĂ©es luisaient, sombres et glissantes, comme si la roche respirait. Le grondement de la chute d’eau leur arrivait en bourrasques sonores, coupĂ©es parfois par un cri de geai ou le froissement dâune branche. Chaque pas ajoutait une couche dâodeur de terre mouillĂ©e, de feuille pourrie, de calcaire lavĂ©.
La Quinquenouille porte bien son nom : Ă sa base, une stalagmite allongĂ©e se dresse comme un fuseau quâune fileuse aurait oubliĂ© lĂ , au milieu des embruns. Lâeau tombe en nappes, fouette le visage de ceux qui sâapprochent et colle les vĂȘtements en quelques secondes. Les enfants rient, les adultes plissent les yeux, et chacun sent la fraĂźcheur lui traverser la peau jusquâaux os. Une cascade nâest jamais quâun dĂ©cor sur une photo. Câest un climat miniature qui vous enveloppe tout entier.

oĂč se trouve la cascade de la quinquenouille ?
Un souffle dâair frais sâengouffre souvent dans la gorge dĂšs que lâon quitte le parking de Chatonnay, ce petit plateau de gravier oĂč crissent les pneus et oĂč sâĂ©changent les derniers mots avant le silence des bois. La cascade de la Quinquenouille se niche dans le sud du Jura, sur la commune de Valzin en Petite Montagne, dans une reculĂ©e typiquement jurassienne qui enferme lâĂ©cho de lâeau. Ă quelques minutes seulement dâArinthod et dâOrgelet, ce recoin nâen reste pas moins Ă lâĂ©cart, comme un secret que le relief protĂšge.
Qui dĂ©plie une carte touristique du Jura voit aussitĂŽt la logique de ces vallons calcaires, creusĂ©s par le temps et les sources. La Quinquenouille y apparaĂźt comme un nĆud entre gorges, pĂątures et villages de pierre blonde. Les routes qui y mĂšnent serpentent entre haies et prĂ©s, et lâon sent dĂ©jĂ au volant que lâon quitte le quotidien pour un autre rythme. Les cascades, dans ce coin du monde, sont des ponctuations dans une phrase de rochers.
randonnĂ©e Ă la cascade de la quinquenouille : du fond des gorges Ă la crĂȘte
Un matin de juin, la chaleur montait dĂ©jĂ des herbes hautes quand un petit groupe de randonneurs a quittĂ© le parking de Chatonnay. Sous leurs semelles, le gravier a laissĂ© place Ă la terre souple du bois, puis Ă la roche plus ferme oĂč rĂ©sonnaient les bĂątons. Lâodeur des pins sâest mĂȘlĂ©e Ă celle des fougĂšres, et peu Ă peu, les conversations se sont espacĂ©es, remplacĂ©es par le souffle rĂ©gulier des corps en marche. La randonnĂ©e vers la Quinquenouille commence comme un simple chemin, elle finit comme un parcours initiatique.
Le sentier forme une boucle dâenviron 7,7 km, avec un dĂ©nivelĂ© dâun peu moins de 300 m positif et nĂ©gatif, un ruban qui monte et descend entre gorges, crĂȘte et villages. Les pas glissent dâabord vers le fond de la vallĂ©e, lĂ oĂč lâair devient plus humide et oĂč la riviĂšre commence Ă se faire entendre. Puis la trace se faufile auâdessus des Ă âpics, frĂŽle les clĂŽtures des pĂątures, traverse des sousâbois frais qui sentent lâhumus. Une boucle bien pensĂ©e raconte toujours quelque chose. Celleâci raconte la Petite Montagne.
itinéraire détaillé depuis Chatonnay
Le gravier crisse sous les chaussures quand on quitte le parking hors du village de Chatonnay, en direction de Dramelay. Un panneau indique la direction du « Bacu » et dĂ©jĂ la fraĂźcheur du bois se fait sentir, contraste agrĂ©able avec lâasphalte laissĂ© derriĂšre. La montĂ©e est douce, rĂ©guliĂšre, comme une conversation qui sâinstalle sans brusquer.
Au « Bacu », le sentier invite sur la droite en direction du poteau « Quinquenouille ». LĂ commence lâallerâretour amĂ©nagĂ© qui plonge vers le bas de la cascade. Les marches taillĂ©es dans la terre, les rambardes de bois humide, tout indique un terrain vivant et parfois glissant. Les enfants sâaccrochent Ă la main des adultes, les semelles accrochent mal la roche mouillĂ©e et le bruit de la chute d’eau se confond avec les battements du cĆur.
Une fois la cascade admirĂ©e, le souffle humide sur le visage et les gouttes sur les lunettes, il faut remonter vers « Quinquenouille » et prendre Ă gauche, vers la « Tour de Dramelay ». Le chemin sâouvre alors dans une pĂąture oĂč lâherbe froisse les pantalons et oĂč le regard se perd vers les gorges en contrebas. Un sentier Ă flanc de coteau domine la vallĂ©e, offrant par endroits des Ă©chappĂ©es spectaculaires sur le cours dâeau et sur les falaises qui lâencadrent.
Plus loin, le chemin redescend vers le ruisseau, que lâon franchit sur une passerelle de bois grinçante, avant de remonter lĂ©gĂšrement et de rejoindre une petite route. Sur une centaine de mĂštres, lâasphalte rĂ©chauffe les semelles, puis un lacet ouvre la porte Ă un nouveau sentier en contrebas. Une autre passerelle mĂšne Ă un chemin qui gagne progressivement la crĂȘte, lĂ oĂč le vent vient caresser les joues et sĂ©cher la sueur du front.
tour de Dramelay, villages et patrimoine sur le parcours
Au fil de la montĂ©e, la vĂ©gĂ©tation change, lâombre des arbres se fait plus lĂ©gĂšre, le ciel sâouvre davantage auâdessus de la tĂȘte. AprĂšs une petite chapelle qui sent la pierre fraĂźche et la cire froide, le sentier rejoint la zone de la Tour de Dramelay. Les ruines, accessibles par un allerâretour dâenviron 500 m, se cachent dans les herbes et les ronces, mais leurs pierres gardent la chaleur du soleil et lâĂ©cho des siĂšcles.
De lĂ âhaut, la vue sur les gorges et sur la cascade de la Quinquenouille se devine plutĂŽt quâelle ne se voit, mais le corps ressent encore lâhumiditĂ© de la reculĂ©e. Le chemin redescend ensuite vers le village de Dramelay, traverse une combe fraĂźche oĂč lâair sent la mousse et le ruisseau, puis remonte lĂ©gĂšrement avant de dĂ©boucher sur les maisons de pierre. Une rue nommĂ©e « de la Cascade » guide alors naturellement vers Chatonnay, comme si le toponyme luiâmĂȘme rĂ©citait lâhistoire de lâeau.
Les derniers mĂštres longent des haies oĂč les oiseaux sâagitent, passent entre des pĂątures oĂč les vaches lĂšvent Ă peine la tĂȘte au passage des randonneurs. Au poteau « Bacu », il suffit de se laisser glisser vers la D72E1 pour retrouver le point de dĂ©part. Quand la boucle se referme, les jambes sont lourdes mais le regard a pris de la hauteur. Une bonne randonnĂ©e ne laisse pas seulement des traces dans la boue, elle en laisse aussi dans la mĂ©moire.
| đ ĂlĂ©ment | đ DĂ©tail |
|---|---|
| Distance de la boucle | 7,7 km environ |
| DurĂ©e de marche | Environ 2 heures đ |
| DĂ©nivelĂ© cumulĂ© | + / â 291 m â°ïž |
| Niveau | Moyen, accessible à des marcheurs réguliers |
| Altitude max. | Environ 574 m |
| Type de parcours | Boucle au départ de Chatonnay |
Ces chiffres rĂ©sument la balade, mais ils nâen disent pas la sueur sur le front, le souffle coupĂ© au bord des gorges, ni la fraĂźcheur de lâombre sur la nuque. Les donnĂ©es donnent le cadre. Les sensations, elles, Ă©crivent le reste.
nature, faune et flore autour de la cascade de la quinquenouille
Un soir de juillet, alors que la chaleur collait encore aux mollets mais que lâombre gagnait la gorge, un chevreuil a traversĂ© le sentier Ă quelques mĂštres Ă peine, silencieux sur le tapis de feuilles sĂšches. Son pelage fauve sâest fondu dans les troncs, seule la queue a balancĂ© une seconde de plus avant de disparaĂźtre. Autour de la cascade, la faune vit Ă son rythme, indiffĂ©rente aux horaires des marcheurs. Lâoreille qui sait Ă©couter perçoit des froissements, des cris dâoiseaux, parfois le bourdonnement grave des insectes prĂšs de lâeau.
Les parois humides de la reculĂ©e, tapissĂ©es de mousses Ă©paisses, brillent sous les gouttes comme des tapis de velours vert. Les fougĂšres dĂ©ploient leurs frondes au bord du sentier, effleurant les jambes en short dâun geste presque caressant. Au printemps, des fleurs discrĂštes sâaccrochent aux fissures du calcaire, comme des touches de couleur posĂ©es par un peintre patient. La flore de la Quinquenouille compose un dĂ©cor fragile, quâun pas hors du chemin peut abĂźmer en un instant.
Approcher la cascade avec un regard dâĂ©cotourisme, câest accepter de ralentir, de garder les dĂ©chets dans le sac, de rester sur les sentiers amĂ©nagĂ©s mĂȘme si la tentation dâun raccourci se fait sentir. Câest aussi Ă©viter les cris qui effraient les oiseaux, renoncer aux bains improvisĂ©s dans la vasque quand lâĂ©cosystĂšme est trop dĂ©licat. Les cascades jurassiennes, de la Quinquenouille Ă la cascade du HĂ©risson ou Ă la cascade de la Billaude, partagent toutes cette mĂȘme exigence silencieuse. La nature accueille volontiers, mais elle nâoublie jamais ceux qui la blessent.
- đ Rester sur le sentier : protĂ©ger les mousses et plantes fragiles des bords de gorges.
- đŠ Observer la faune Ă distance : jumelles plutĂŽt que poursuite, silence plutĂŽt que cris.
- đź Redescendre ses dĂ©chets : y compris mouchoirs, mĂ©gots et restes de piqueânique.
- đ§ Respecter lâeau : Ă©viter les baignades et savons qui perturbent la riviĂšre.
- đŸ Chiens maĂźtrisĂ©s : tenus prĂšs de soi pour ne pas dĂ©ranger la faune locale.
Ces gestes paraissent minuscules, mais ils font la diffĂ©rence entre un site qui se dĂ©grade en quelques saisons et un lieu qui reste accueillant pour les gĂ©nĂ©rations suivantes. Marcher propre, câest marcher longtemps.
quand venir voir la cascade de la quinquenouille ?
Un jour dâorage, la Quinquenouille gronde plus fort, son eau brunie par les pluies rĂ©centes se fracasse en rideaux Ă©pais qui Ă©claboussent Ă plusieurs mĂštres. Les vĂȘtements collent au dos, lâair sent la terre retournĂ©e, chaque pierre devient traĂźtresse sous les semelles. Ă lâinverse, au cĆur de lâĂ©tĂ© sec, la chute d’eau se fait plus fine, presque filigrane, rĂ©vĂ©lant les dĂ©tails de la paroi calcaire et les stries sculptĂ©es par le temps.
Au printemps, la fonte des neiges et les pluies gonflent la cascade, offrant un spectacle puissant, idĂ©al pour qui accepte dâaffronter la boue et les Ă©claboussures. Lâautomne, lui, habille les gorges de roux et dâor, tandis que la brume matinale se dĂ©chire peu Ă peu auâdessus de la vasque. Chaque saison raconte une autre version de la Quinquenouille. Le randonneur attentif finit par comprendre quâil ne visite jamais deux fois la mĂȘme cascade.
conseils pratiques pour une randonnée réussie à la quinquenouille
Un jour de pluie fine, un couple arrivĂ© en baskets de ville a fait demiâtour Ă miâchemin, les semelles gorgĂ©es dâeau, les orteils glacĂ©s, glissant Ă chaque pierre un peu lisse. Leurs pas hĂ©sitants rĂ©sonnaient dans la gorge, rythmĂ©s par le fracas de lâeau quâils nâatteindraient pas. Sur ce type de terrain, chaque dĂ©tail dâĂ©quipement se ressent dans les chevilles, les genoux, le bas du dos. La cascade de la Quinquenouille se mĂ©rite dans le respect de ses reliefs.
Des chaussures de randonnĂ©e Ă crampons, une veste impermĂ©able mais respirante, un sac lĂ©ger avec un vĂȘtement chaud et un peu dâeau suffisent la plupart du temps. Par temps humide, les parties en descente vers la cascade se transforment en glissade contrĂŽlĂ©e pour ceux qui sont bien chaussĂ©s, et en patinoire improvisĂ©e pour les autres. La prudence nâest pas de la frilositĂ©. Câest simplement lâart dâaligner ses pas sur le caractĂšre du sentier.
accÚs, parkings et sécurité
Les mains deviennent un peu moites sur le volant quand la route Ă©troite se met Ă serpenter entre les haies avant dâatteindre le parking, hors du village de Chatonnay, en direction de Dramelay. Une fois le moteur coupĂ©, le silence rural prend la relĂšve, juste ponctuĂ© par un aboiement au loin ou le tintement dâune cloche de vache. LâaccĂšs se fait depuis Arinthod, en suivant la D109 vers Orgelet, puis la D72 vers Chatonnay, avant de bifurquer sur la D72E1.
Le terrain peut devenir trĂšs glissant aprĂšs la pluie, notamment sur lâallerâretour vers le bas de la cascade et aux abords des passerelles. Les mains apprĂ©cient alors la prĂ©sence dâun bĂąton de marche, qui offre un soutien discret mais prĂ©cieux. Les familles avec enfants gagneront Ă prĂ©voir un rythme lent, avec de petites pauses pour souffler, boire, ressentir lâair frais sur la peau. Un randonneur pressĂ© est un randonneur distrait. Sur de tels sentiers, la distraction coĂ»te cher.
Pour prolonger la dĂ©couverte des eaux jurassiennes, certains enchaĂźnent la Quinquenouille avec dâautres sites comme la cascade des Tufs Ă BaumeâlesâMessieurs ou les grands lacs proches du lac de Chalain. Le Jura se parcourt comme un livre dâimages oĂč chaque page raconte une autre façon quâa lâeau de dĂ©valer la montagne.
Quel niveau faut-il pour randonner Ă la cascade de la Quinquenouille ?
Sur le sentier, les souffles sâĂ©galisent vite : ceux qui marchent rĂ©guliĂšrement trouvent leur cadence, les autres sâarrĂȘtent plus souvent pour calmer le cĆur. La boucle de 7,7 km, avec prĂšs de 300 m de dĂ©nivelĂ©, correspond Ă un niveau moyen : idĂ©ale pour des marcheurs un peu habituĂ©s aux montĂ©es et descentes, moins pour une toute premiĂšre randonnĂ©e. Les portions raides vers la chute d’eau, parfois glissantes, demandent des chevilles solides et lâenvie de prendre son temps plutĂŽt que de courir aprĂšs la performance.
La cascade de la Quinquenouille est-elle adaptée aux familles avec enfants ?
Par un aprĂšs-midi de printemps, un pĂšre est remontĂ© de la gorge avec sa fille de cinq ans sur les Ă©paules, les mollets brĂ»lants mais le sourire jusquâaux oreilles. La Quinquenouille se dĂ©couvre trĂšs bien en famille, Ă condition dâaccepter un rythme lent, de bien tenir la main des plus jeunes sur les marches et de sâarrĂȘter souvent. Les enfants supportent rarement les longues boucles, il est donc possible de se concentrer sur lâaller-retour Ă la cascade puis de refaire demi-tour. Pour les petits, la prioritĂ© nâest pas le kilomĂ©trage. Câest la joie dâentendre rugir lâeau.
Peut-on voir la cascade toute l’annĂ©e ?
En hiver, certaines annĂ©es, la gorge se fige en partie et la cascade se pare de glaçons impressionnants, mĂȘme si lâaccĂšs peut devenir dĂ©licat, voire dĂ©conseillĂ© selon la mĂ©tĂ©o. Au printemps, lâeau est abondante et bruyante ; en Ă©tĂ© sec, le filet se fait plus discret mais rĂ©vĂšle la roche ; en automne, le dĂ©cor flamboyant donne un ton mĂ©lancolique au grondement de la riviĂšre. Le dĂ©bit varie, mais la prĂ©sence de lâeau se ressent toujours, ne serait-ce quâĂ travers la fraĂźcheur de lâair et lâhumiditĂ© des roches.
Faut-il un Ă©quipement particulier pour approcher la chute d’eau ?
Un jour dâaverse, un marcheur en sandales a glissĂ© sur deux marches Ă peine avant dâatteindre la vasque, se retrouvant assis dans la boue, les pieds glacĂ©s par les projections. Pour descendre sans crainte, des chaussures de randonnĂ©e fermĂ©es, Ă bonne adhĂ©rence, font toute la diffĂ©rence, accompagnĂ©es dâune veste impermĂ©able et, si possible, dâun bĂąton. Un petit sac avec eau, encas et vĂȘtement chaud suffit ensuite pour profiter de lâendroit. La cascade rĂ©compense ceux qui sâĂ©quipent avec humilitĂ© plutĂŽt quâavec bravade.
Peut-on se baigner au pied de la cascade de la Quinquenouille ?
Un Ă©tĂ©, deux adolescents se sont avancĂ©s jusquâaux rochers glissants sous le rideau dâeau, attirĂ©s par la vasque comme par un aimant. Le froid brutal de lâeau, la puissance de la chute et la roche instable les ont vite fait reculer. Le site nâest pas amĂ©nagĂ© pour la baignade et la sĂ©curitĂ© comme le respect de lâĂ©cosystĂšme incitent Ă garder ses distances. Observer, sentir les embruns sur le visage et Ă©couter le fracas de lâeau suffit largement Ă vivre lâinstant. La sagesse, ici, consiste Ă laisser la riviĂšre garder son mystĂšre.
Meta description suggĂ©rĂ©e : RandonnĂ©e Ă la cascade de la Quinquenouille, chute d’eau secrĂšte du Jura entre gorges, crĂȘte, faune, flore et Ă©cotourisme, au cĆur de la Petite Montagne.